Interestelar
Plutonio
Comment travailler cette chanson
« Interestelar » apporte 45 mots en portugais, 13 adjectifs et 37 formes verbales, soit 95 entrées d’étude en tout, de niveau B1+. Le glossaire est le point de départ : bloco, notas et estrela sont les mots clés de la chanson. Cette chanson repose sur ses verbes : 37 formes différentes contre 13 adjectifs, le travail est donc dans la conjugaison. À ce niveau, une partie de la liste te dira déjà quelque chose ; le reste comble le trou.
Les mots de cette chanson, en plusieurs langues
Chaque mot ci-dessous vient de cette chanson et c’est nous qui l’avons traduit. Il n’y a pas de paroles ici : ce sont les mots isolés dont tu as besoin pour la suivre.
Vocabulaire
| PT | EN | ES | IT | FR | NL | DE |
|---|---|---|---|---|---|---|
| bloco | pad | bloc | blocco | bloc | blok | Block |
| notas | notes | notas | appunti | notes | notities | Notizen |
| estrela | star | estrella | stella | étoile | ster | Stern |
| cometa | comet | cometa | cometa | comète |
Ce que cette chanson t’apprend
Niveau · B1+
- Mots de vocabulaire
- 45
- Adjectifs
- 13
- Combos
- 11
- Expressions
- 16
- Formes verbales
- 37
- Questions du quiz
- 35
Contexte
À propos de la chanson
«Interestelar» est une chanson d’amour hip-hop du rappeur portugais Plutonio, l’un des titres de son album «Carta de Alforria», sorti le 8 novembre 2024 chez son label Bridgetown. Le clip officiel est paru sur YouTube quatre jours plus tôt, le 4 novembre, comme premier avant-goût du disque, avec un lien pour pré-enregistrer l’album sur Spotify. Le morceau dure un peu plus de trois minutes. D’après les crédits publiés avec le clip, l’instru a été produite par Charlie Beats, la post-production réalisée par Migz et Ariel, le mixage et le mastering par André Tavares, et la chanson a été enregistrée aux The Lx Studios.
L’idée du morceau est simple et ludique : la séduction racontée avec le langage de l’astronomie et de la science-fiction. Le narrateur se présente comme un visiteur venu d’un autre monde, incompris des gens qui l’entourent, une étoile qui reste et non une comète qui passe. La nuit, il est un vampire qui vient voler un cœur ; le jour, il conseille des lunettes de soleil pour que sa lumière n’éblouisse personne. Dans le refrain, il décide de sortir, de monter dans son vaisseau et de s’en aller, et il dit que le seul endroit où il veut être, c’est l’univers intime de la femme à qui il chante. Les images sont à la fois romantiques et ouvertement sensuelles, et beaucoup ont un double sens que le public portugais reconnaît tout de suite.
Le deuxième couplet est un voyage à travers le système solaire. Il promet de l’emmener sur Vénus, dit que pour elle il vit avec la NASA et tout son équipage, et imagine le couple se promenant sur des comètes de Mercure à Pluton. La dernière planète est un petit clin d’œil à son nom de scène : «Plutão» est le nom portugais de Pluton, et «plutónio» est le mot portugais pour le plutonium, l’élément chimique qui doit son nom à cette planète. En chemin arrivent une bataille entre les étoiles, une supernova dans la tête, une physique qui est en réalité de la chimie et un atterrissage d’urgence, et à la fin il lui dit qu’elle peut oublier son Uber, parce qu’il la ramènera lui-même dans son vaisseau.
Toutes les images ne viennent pas de l’espace. Le narrateur se compare à Roméo, mais un Roméo avec beaucoup de Juliettes ; il dit que chaque fois qu’il sort de la musique, il déclenche un effet papillon ; et il transforme une célèbre prière chrétienne de pardon en fanfaronnade sur des gens qui ne comprennent pas qui ils sont vraiment. Il insiste aussi sur le fait qu’il n’est pas là pour courir après les modes, parce qu’il fait confiance à son instinct. Le morceau se termine par un court passage parlé en anglais, avec la voix calme d’un documentaire scientifique, qui explique ce qu’est un trou noir : une zone de l’univers où la matière est si comprimée que rien ne peut en ressortir, pas même la lumière.