La grammaire néerlandaise, expliquée par les chansons
14 courtes leçons sur la grammaire néerlandaise sur laquelle s'appuient les vraies chansons. Chacune explique le point simplement et donne les chansons de Verbomatico où on l'entend.
Le verbe est cloué en deuxième position
Dans une principale néerlandaise, le verbe conjugué est le DEUXIÈME élément, quoi qu’il y ait devant.
Ik ga morgen naar Utrecht. Mais : Morgen GA ik naar Utrecht — si on commence par autre chose, le sujet passe derrière le verbe.
Dans une subordonnée, il part au contraire tout à la fin : …omdat ik morgen naar Utrecht ga.
À écouter dans : Als het avond is (Suzan & Freek) · Blijven slapen (Snelle & Maan) · Bloed, Zweet en Tranen (André Hazes) · Dansen aan zee (BLØF) · Zoutelande (BLØF ft. Geike Arnaert)
De ou het : la seule chose à apprendre par cœur
Chaque nom néerlandais prend DE ou HET, et il n’y a presque pas de règle : on apprend l’article avec le mot.
Les deux tiers sont des mots DE, et tous les pluriels sont DE : het huis → de huizen.
Tous les diminutifs sont HET : het huisje, het meisje.
Et le choix se propage : deze man mais dit huis.
À écouter dans : Als het avond is (Suzan & Freek) · Bloed, Zweet en Tranen (André Hazes) · Brabant (Guus Meeuwis) · Ik leef niet meer voor jou (Marco Borsato)
Des verbes qui se coupent en deux
Beaucoup de verbes néerlandais sont une préposition collée à un verbe, et dès qu’on les conjugue la première moitié file à la fin de la phrase.
opstaan → ik sta om zeven uur OP · meenemen → neem je paraplu MEE.
Au parfait, le ge- se glisse au milieu : opgestaan, meegenomen.
À écouter dans : Duurt te lang (Davina Michelle) · Het Regent Zonnestralen (Acda en de Munnik) · Ik leef niet meer voor jou (Marco Borsato) · Stiekem (Maan ft. Goldband)
’t Kofschip : T ou D au passé
Un verbe faible ajoute -te/-de au passé et -t/-d au participe, et une astuce décide lequel.
Dites le radical. S’il finit par un des sons de ’t KOFSCHIP — t, k, f, s, ch, p — on écrit T : werken → werkte → gewerkt.
Sinon on écrit D : wonen → woonde → gewoond.
À écouter dans : Bloed, Zweet en Tranen (André Hazes) · Dansen aan zee (BLØF) · Duurt te lang (Davina Michelle) · Parijs (Kenny B)
Les verbes forts changent de voyelle
Comme en anglais, le néerlandais a une deuxième famille de verbes qui n’ajoutent rien : ils changent la voyelle interne.
zingen → zong → gezongen · drinken → dronk → gedronken.
Le participe d’un verbe fort finit en -EN, jamais en -t ni -d.
À écouter dans : Blijven slapen (Snelle & Maan) · Bloed, Zweet en Tranen (André Hazes) · Duurt te lang (Davina Michelle) · Ik leef niet meer voor jou (Marco Borsato)
Zich : l'action revient au sujet
Certains verbes portent un pronom réfléchi fixe : zich herinneren, zich vergissen, zich vervelen.
Le pronom change avec la personne : ik vergis me, jij vergist je, hij vergist zich.
Beaucoup ne sont pas réfléchis dans les autres langues, et inversement — il appartient au verbe et s'apprend avec lui.
Dans la subordonnée il avance, devant le verbe rejeté à la fin.
À écouter dans : Het Regent Zonnestralen (Acda en de Munnik)
Er : le petit mot aux quatre métiers
ER est le mot le plus difficile du néerlandais, parce qu'il fait quatre choses différentes.
LIEU : ik woon er. SUJET APPARENT : er staat iemand voor de deur. QUANTITÉ : ik heb er drie.
Et avec une préposition il remplace une CHOSE, jamais une personne : erop, ermee, erover.
On ne peut pas le supprimer, même quand il semble ne rien vouloir dire.
À écouter dans : Brabant (Guus Meeuwis) · Duurt te lang (Davina Michelle) · Het Regent Zonnestralen (Acda en de Munnik) · Ik leef niet meer voor jou (Marco Borsato) · Zoutelande (BLØF ft. Geike Arnaert)
Dans la subordonnée le verbe part à la fin
Dans la principale le verbe occupe la deuxième place. Dans la subordonnée il file jusqu'au bout.
Mots qui ouvrent une subordonnée : omdat, dat, als, terwijl, hoewel, of, wanneer.
Ik ga naar huis devient : … omdat ik naar huis ga.
S'il y a deux verbes, les deux partent à la fin et restent ensemble : … omdat ik naar huis wil gaan.
À écouter dans : Bloed, Zweet en Tranen (André Hazes) · Brabant (Guus Meeuwis) · Parijs (Kenny B) · Rood (Marco Borsato) · Stiekem (Maan ft. Goldband)
Kunnen, moeten, willen, mogen
Les modaux se conjuguent eux-mêmes et envoient le second verbe, à l'infinitif, TOUT À LA FIN : ik wil naar huis gaan.
Ils sont irréguliers au singulier : ik kan, jij kunt, ik mag, ik wil, ik moet.
Mogen, c'est la permission, kunnen la capacité — deux choses que beaucoup de langues disent d'un seul mot.
Et le second verbe ne prend pas te : ik moet gaan, jamais « ik moet te gaan ».
À écouter dans : Als het avond is (Suzan & Freek) · Duurt te lang (Davina Michelle) · Ik leef niet meer voor jou (Marco Borsato) · Parijs (Kenny B) · Rood (Marco Borsato)
Le participe passé avec ge-
Le néerlandais raconte le passé presque toujours avec hebben ou zijn plus un participe : ik heb gewerkt.
Ce participe prend ge- devant et -d ou -t derrière pour les verbes faibles ; les forts finissent en -en et changent de voyelle : gezongen, gedronken.
Les verbes commençant par be-, ver-, ge-, ont- ou her- ne prennent PAS de ge- : betaald, verkocht.
Le participe part à la fin de la phrase, loin de l'auxiliaire.
À écouter dans : Als het avond is (Suzan & Freek) · Blijven slapen (Snelle & Maan) · Brabant (Guus Meeuwis) · Dansen aan zee (BLØF) · Rood (Marco Borsato)
Mijn, jouw, zijn, haar
Les possessifs ne changent pas avec le mot qui suit : mijn huis et mijn huizen.
Zijn, c'est « à lui », haar « à elle » — avec les animaux et les choses il suit le genre du mot.
Je est la forme atone de jouw et s'emploie bien plus souvent ; jouw insiste sur à qui c'est.
Et il existe une seconde série qui se tient seule : die van mij, de mijne.
À écouter dans : Dansen aan zee (BLØF) · Parijs (Kenny B) · Rood (Marco Borsato) · Stiekem (Maan ft. Goldband) · Zoutelande (BLØF ft. Geike Arnaert)
Le diminutif en -je
Presque tout nom peut prendre -je, et il devient petit, attendrissant, ou moins grave : een biertje, een momentje.
La forme dépend du son qui précède : -je, -tje, -pje, -kje ou -etje.
Et il se passe quelque chose d'important : un diminutif est TOUJOURS het, quel qu'ait été son genre. De man donne het mannetje.
Le néerlandais l'emploie bien plus que d'autres langues, souvent non pour dire « petit » mais pour être aimable.
À écouter dans : Blijven slapen (Snelle & Maan) · Het Regent Zonnestralen (Acda en de Munnik) · Stiekem (Maan ft. Goldband)
Gaan, zullen, ou simplement le présent
Le néerlandais a trois façons de parler du futur, et c'est en général la plus simple qui l'emporte.
Le PRÉSENT avec un mot de temps est le plus courant : morgen ga ik naar Amsterdam.
GAAN + infinitif, c'est un projet ou ce qu'on voit venir : ik ga het vragen.
ZULLEN sonne plus formel et sert surtout à une promesse ou une proposition : zal ik je helpen ?
À écouter dans : Als het avond is (Suzan & Freek) · Brabant (Guus Meeuwis) · Rood (Marco Borsato) · Stiekem (Maan ft. Goldband) · Zoutelande (BLØF ft. Geike Arnaert)
Comparer : -er, -st et dan
Le néerlandais colle la terminaison au mot, comme l'anglais : groot, groter, grootst.
Dan est le mot pour comparer : groter dan ik. Als ne sert qu'à l'égalité : net zo groot als ik.
Les mots en -r glissent un d : duur donne duurder.
Les irréguliers sont peu nombreux : goed/beter/best, veel/meer/meest, weinig/minder/minst.
À écouter dans : Blijven slapen (Snelle & Maan) · Dansen aan zee (BLØF) · Het Regent Zonnestralen (Acda en de Munnik) · Parijs (Kenny B) · Zoutelande (BLØF ft. Geike Arnaert)
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