La grammaire française, expliquée par les chansons
14 courtes leçons sur la grammaire française sur laquelle s'appuient les vraies chansons. Chacune explique le point simplement et donne les chansons de Verbomatico où on l'entend.
Avoir ou être au passé composé
Le passé composé se construit avec un auxiliaire, et il y en a deux.
AVOIR pour la plupart des verbes : j’ai mangé, j’ai vu.
ÊTRE pour les verbes de déplacement — aller, venir, entrer, sortir, monter, descendre, naître, mourir, rester — et pour tous les pronominaux : je suis allé, je me suis levé.
À écouter dans : Alors on danse (Stromae) · Balance ton quoi (Angèle) · Dernière danse (Indila) · Désenchantée (Mylène Farmer) · Djadja (Aya Nakamura) · Été avec toi (Adèle Castillon) · Ne me quitte pas (Jacques Brel) · Sexy Nana (Aya Nakamura & La Rvfleuze) · Sicario (Timal)
La négation en deux morceaux
Le français encadre le verbe : NE devant, PAS derrière. Je ne sais pas.
En changeant le second morceau on change le sens : ne… jamais, ne… plus, ne… rien, ne… personne.
À l’oral le NE tombe presque toujours, mais à l’écrit il reste.
À écouter dans : Comme des enfants (Cœur de pirate) · Dernière danse (Indila) · Été avec toi (Adèle Castillon) · J'en ai marre (Alizée) · Moi... Lolita (Alizée) · Ne me quitte pas (Jacques Brel) · Quelqu'un m'a dit (Carla Bruni) · Seine Saint-Denis Style (Suprême NTM) · Sexy Nana (Aya Nakamura & La Rvfleuze)
Du, de la, des : l’article partitif
On ne peut pas laisser le nom nu : il faut un partitif.
DU pain, DE LA chance, DE L’eau, DES épinards.
Après une négation, tout devient DE : je ne veux pas DE pain.
À écouter dans : Comme des enfants (Cœur de pirate) · Dernière danse (Indila) · Été avec toi (Adèle Castillon) · J'en ai marre (Alizée) · Moi... Lolita (Alizée) · Ne me quitte pas (Jacques Brel) · Sicario (Timal) · Toi + Moi (Grégoire) · Voyage, voyage (Desireless)
Tout s’accorde avec tout
Le nom est masculin ou féminin, et l’article comme l’adjectif le suivent : un petit chat, une petite maison, les petites maisons.
Le -e et le -s de l’accord ne s’entendent presque jamais : l’accord se voit plus qu’il ne s’entend.
Avec être, le participe s’accorde aussi : elle est allée.
À écouter dans : Comme des enfants (Cœur de pirate) · Dernière danse (Indila) · J'en ai marre (Alizée) · Je veux (Zaz) · Moi... Lolita (Alizée) · Sicario (Timal) · Toi + Moi (Grégoire) · Voyage, voyage (Desireless)
Passé composé ou imparfait
Les deux sont du passé, et c’est le choix le plus difficile de la grammaire française.
Le PASSÉ COMPOSÉ, c’est un fait achevé : hier j’ai vu Marie.
L’IMPARFAIT, c’est le décor — comment c’était, ce qui se répétait : quand j’étais petit, il pleuvait souvent.
À écouter dans : Djadja (Aya Nakamura) · Été avec toi (Adèle Castillon) · Maladie (Cheveux blonds) (Mauvais djo) · Mélo Décalé (Tiakola)
Les verbes pronominaux : l'action revient au sujet
L'infinitif porte SE devant — se lever, s'appeler, s'en aller — et en conjuguant ce se devient le pronom qui convient : je me lève, tu t'appelles, il se perd.
Beaucoup ne sont pas pronominaux dans les autres langues : se souvenir, se tromper, s'ennuyer.
Aux temps composés ils prennent TOUJOURS être, et le participe s'accorde avec le sujet : elle s'est levée.
Attention : à la forme négative le ne se met avant le pronom — je ne me lève pas.
À écouter dans : Désenchantée (Mylène Farmer) · J'en ai marre (Alizée) · La Vie en Rose (Édith Piaf) · Ma philosophie (Amel Bent) · Mélo Décalé (Tiakola) · Moi... Lolita (Alizée) · Quelqu'un m'a dit (Carla Bruni) · Seine Saint-Denis Style (Suprême NTM) · Sexy Nana (Aya Nakamura & La Rvfleuze)
Y et en : deux mots qui remplacent tout
Y remplace un lieu ou « à + quelque chose » : j'y vais, j'y pense.
EN remplace « de + quelque chose » et les quantités : j'en viens, j'en veux deux.
Ils se placent DEVANT le verbe conjugué, même à la forme négative : je n'y vais pas.
À l'impératif affirmatif ils passent derrière et se collent : vas-y, prends-en.
À écouter dans : Alors on danse (Stromae) · Je veux (Zaz) · La Vie en Rose (Édith Piaf) · Ma philosophie (Amel Bent) · Maladie (Cheveux blonds) (Mauvais djo) · Mélo Décalé (Tiakola) · Quelqu'un m'a dit (Carla Bruni) · Seine Saint-Denis Style (Suprême NTM) · Voyage, voyage (Desireless)
Le subjonctif : quand le français n'affirme plus
L'indicatif affirme ; le subjonctif laisse la phrase dans le doute, le souhait, l'émotion ou l'obligation. Il vient presque toujours après « que ».
Il faut que est le déclencheur le plus courant, avec vouloir que, avoir peur que, bien que, pour que, avant que.
On le forme sur la 3e personne du pluriel du présent : ils parlent donne que je parle.
Les irréguliers sont peu nombreux et reviennent sans cesse : être, avoir, aller, faire, pouvoir, savoir.
À écouter dans : Désenchantée (Mylène Farmer) · Maladie (Cheveux blonds) (Mauvais djo) · Mélo Décalé (Tiakola) · Seine Saint-Denis Style (Suprême NTM)
Le conditionnel : ce que tu ferais
Il se forme sur le radical du futur plus les terminaisons de l'imparfait : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Il sert à l'hypothèse, à la politesse — je voudrais est bien plus doux que je veux — et à rapporter une information non confirmée.
Avec « si » il forme la phrase entière : si j'avais le temps, je viendrais. Après si on met l'imparfait, jamais le conditionnel.
Les irréguliers sont exactement ceux du futur : serais, aurais, ferais, irais, pourrais, viendrais.
À écouter dans : Alors on danse (Stromae) · Désenchantée (Mylène Farmer) · Djadja (Aya Nakamura) · Je veux (Zaz)
L'imparfait : ce qui durait
Le passé composé raconte un fait achevé ; l'imparfait décrit ce qui durait, se répétait, ou le décor sur lequel le reste arrive.
Les terminaisons sont les mêmes pour tous les verbes : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Un seul irrégulier, être : j'étais.
On le forme sur la 1re personne du pluriel du présent : nous finissons donne je finissais.
Dans une chanson, c'est souvent la voix du souvenir : ce qu'il y avait, ce qu'on faisait toujours.
À écouter dans : Djadja (Aya Nakamura) · Été avec toi (Adèle Castillon) · Maladie (Cheveux blonds) (Mauvais djo) · Mélo Décalé (Tiakola) · Ne me quitte pas (Jacques Brel)
Le futur, et le futur proche
Le futur simple se forme sur l'INFINITIF entier plus -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont : je parlerai, tu finiras. Les verbes en -re perdent le e : je prendrai.
Mais à l'oral on emploie surtout le futur proche, aller + infinitif : je vais partir. C'est ce qu'on entend le plus.
Les irréguliers sont les mêmes qu'au conditionnel : serai, aurai, ferai, irai, pourrai, viendrai.
Et après quand ou dès que, le français met le futur là où d'autres langues mettent le présent : quand j'aurai le temps.
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Me, te, le, lui : les pronoms compléments
Ils se placent DEVANT le verbe conjugué, contrairement à l'anglais : je le vois, elle me parle.
LE, LA, LES sont le complément direct ; LUI et LEUR l'indirect — celui qui répond à « à qui ».
Quand deux se suivent, l'ordre est fixe : me/te/se, puis le/la/les, puis lui/leur. Je le lui donne.
À l'impératif affirmatif ils passent derrière avec un trait d'union, et me devient moi : donne-le-moi.
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Trois façons de poser une question
L'INTONATION seule, à l'oral : tu viens ? C'est la plus courante et la plus familière.
EST-CE QUE devant la phrase normale, sans rien bouger : est-ce que tu viens ? Neutre, toujours correct.
L'INVERSION du verbe et du sujet, soutenue et surtout écrite : viens-tu ?
Le mot interrogatif se met devant, ou à la fin à l'oral : où tu vas ? et tu vas où ? disent la même chose.
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Plus, moins, aussi… que
Le français ne change pas l'adjectif : il met un mot devant. plus grand que, moins grand que, aussi grand que.
Le superlatif ajoute l'article, qui s'accorde : le plus grand, la plus grande, les plus grands.
Deux irréguliers à retenir : bon donne meilleur (jamais « plus bon ») et bien donne mieux.
Avec un nom c'est plus de, moins de, autant de : plus de temps.
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Entraîne-toi avec les chansons
Dans l'appli, chaque leçon a ses exercices, ses phrases d'exemple et ses tableaux de conjugaison tirés des chansons que tu étudies.